Best of the Best est disponible sur Netflix à partir du 18 septembre. Le film dure 1 h 52 et est réalisé par Lena Khan, déjà derrière Flora & Ulysses.
Maitreyi Ramakrishnan incarne Maya et Priyanka Kedia joue Anjali. Amies depuis l'enfance, elles rejoignent ensemble l'équipe compétitive de danse Bollywood-fusion d'UCLA avec l'objectif de participer au championnat américain.
L'entrée dans l'équipe ne leur apporte pas exactement la parenthèse festive qu'elles imaginaient. La compétition est intense, les répétitions occupent une place énorme et leurs manières très différentes d'aborder le groupe commencent rapidement à peser sur leur relation.
Le vrai sujet reste l'amitié entre Maya et Anjali
Hasan Minhaj et Prashanth Venkataramanujam, qui ont écrit le scénario, présentent le film comme une histoire de sororité, d'amitié et d'acceptation de soi avant d'être simplement un film de compétition.
Maya possède une énergie beaucoup plus combative. Elle pousse Anjali à tenter les auditions et avance souvent avant d'avoir réellement évalué les conséquences. Anjali, elle, commence le film avec une identité davantage construite autour des attentes familiales et du rôle d'amie toujours disponible.
Leur arrivée dans l'équipe agit donc différemment sur chacune. Pour Maya, la compétition devient une manière de prouver qu'elle peut prendre de la place. Pour Anjali, elle crée au contraire l'occasion de découvrir qui elle est lorsqu'elle cesse de se définir uniquement en fonction des autres.
La danse Bollywood-fusion n'est pas utilisée comme simple décoration
Minhaj et Venkataramanujam ont puisé directement dans leurs souvenirs universitaires. Tous deux avaient observé l'importance des équipes de danse sud-asiatiques sur les campus américains, entre compétitions, communautés étudiantes et journées où les participants pouvaient passer d'un cours d'ingénierie à quatre heures de répétition.
Le film cherche donc à montrer un milieu précis plutôt qu'à simplement placer quelques chorégraphies Bollywood dans une comédie universitaire traditionnelle.
Lena Khan décrit cet univers comme extrêmement compétitif, avec ses clans, ses tensions internes et une pression créative comparable à celle de n'importe quelle discipline artistique de haut niveau.
Priyanka Kedia résume cette intensité d'une manière particulièrement claire : pour les personnages, les résultats ressemblent parfois à une question de vie ou de mort, même si tout le monde doit retourner en cours le lendemain matin.
Lena Khan veut un film de danse qui ressemble parfois à un clip
La réalisatrice revendique des références assez éloignées du film de compétition classique. Elle cite notamment Dope et Spider-Man: Into the Spider-Verse pour leur énergie visuelle et leur capacité à rester drôles et émotionnels tout en jouant avec la forme.
Elle vise une esthétique proche du clip musical, avec une attention particulière aux vêtements, aux couleurs et à la manière dont les performances peuvent devenir plus grandes que la réalité quotidienne du campus.
Cette ambition permet aussi au film de naviguer entre plusieurs registres. Khan explique avoir été attirée par un scénario qui ressemblait presque à plusieurs films simultanément : compétition de danse, comédie d'amitié, récit universitaire et coming-of-age.
Hasan Minhaj passe également devant la caméra
Hasan Minhaj joue Hamza Latif, un professeur, tout en produisant le film avec Venkataramanujam via 186K Films. Jonathan Eirich produit pour Rideback.
La distribution comprend également Ankur Rathee, Chaneil Kular, Shreya Navile, Becky Alex, Nihar Duvvuri, Nico Greetham, Amryn Khurana, Tanishq Joshi, Lilly Singh, Sasha Bhasin, Janina Gavankar, Saara Chaudry et Kavi Ramachandran.
Cette densité correspond au fonctionnement du film : Best of the Best ne cherche pas uniquement à isoler deux héroïnes, mais à reconstruire l'énergie d'une communauté étudiante où famille, amis, coéquipiers et rivaux se croisent constamment.
Netflix retrouve une formule qu'il connaît bien, mais change de terrain culturel
Minhaj et Venkataramanujam citent directement To All the Boys I've Loved Before parmi leurs inspirations pour le ton. Ils voulaient retrouver cette combinaison de douceur, d'humour et de passage à l'âge adulte, mais avec une expérience sud-asiatique américaine beaucoup plus centrale.
Best of the Best reprend donc une mécanique assez familière du cinéma adolescent : deux amies, un nouveau groupe, une compétition et le risque que l'ambition dérègle une relation qui semblait acquise.
La différence se trouve dans le terrain choisi pour raconter cette histoire. Ici, l'université américaine passe par Bollywood, les codes de la diaspora sud-asiatique et une discipline étudiante rarement placée au centre d'un film Netflix.
Best of the Best est disponible dès aujourd'hui sur Netflix.