Crazy Taxi: World Tour est jouable au Tokyo Game Show 2026. Le nouvel épisode arrivera en 2027 sur PS5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch 2, après une absence de très longue durée pour les grands épisodes de la série.
Le retour n'a rien d'une petite compilation nostalgique. Sega transforme Crazy Taxi en aventure internationale avec cinq villes, une campagne scénarisée, une progression de véhicules et du multijoueur en ligne.
Sega garde les symboles les plus évidents
Axel est toujours là. B.D. Joe, Gena et Gus reviennent également. Les taxis bondissent encore au milieu de la circulation et les passagers restent capables de considérer le trottoir comme une suggestion plutôt qu'une frontière.
La bande-son pousse encore plus loin cette continuité. All I Want et Change the World de The Offspring reviennent, accompagnés de plusieurs morceaux de Bad Religion.
Pour Crazy Taxi, ce n'est pas un détail décoratif. Le punk-rock faisait partie de la vitesse perçue du jeu autant que les véhicules eux-mêmes.
World Tour donne maintenant une raison au titre
La campagne suit Axel après le vol de son taxi par des criminels masqués. Il traverse cinq villes pour les retrouver.
Cette structure permet à Sega de sortir la série de son imaginaire urbain américain habituel. La West Coast conserve l'héritage de la ville inspirée de San Francisco, tandis que l'Allemagne apporte routes de campagne, villages et châteaux.
Le voyage doit également servir de prétexte à des personnages, des missions et des petits boulots différents selon les cartes.
Le danger d'une modernisation, c'est parfois la modernisation elle-même
L'original fonctionnait dans l'urgence. On lançait une partie et, quelques secondes plus tard, un client criait déjà depuis la banquette arrière pendant qu'une flèche géante indiquait vaguement la direction à suivre.
World Tour ajoute voitures à débloquer, personnalisation, campagne et objectifs secondaires. Chacun de ces éléments peut donner de la durée à la formule.
Ils peuvent aussi ralentir ce qui n'avait jamais demandé à l'être.
Le multijoueur transforme le taxi en sport de contact
Sega a déjà testé deux modes en ligne avant le TGS. Pickup Race oppose jusqu'à six chauffeurs qui se disputent les clients et l'argent. Cops 'N' Cabbies répartit les joueurs en deux équipes de trois.
Le passage au jeu en ligne paraît finalement assez naturel pour une série qui a toujours transformé la circulation en terrain de collision. La grande différence est qu'une partie des autres conducteurs est désormais contrôlée par des gens suffisamment mal intentionnés pour comprendre ce qu'ils font.
Le retour dépasse déjà le seul jeu vidéo
Le timing est également intéressant pour Sega. Quelques jours avant l'ouverture du TGS, Netflix et l'éditeur ont annoncé le développement d'un film live Crazy Taxi.
La licence revient donc au même moment comme jeu, comme objet nostalgique et comme propriété destinée à être adaptée ailleurs. C'est une stratégie assez éloignée des années pendant lesquelles Crazy Taxi survivait surtout dans les souvenirs Dreamcast et quelques rééditions.
World Tour doit maintenant faire le plus compliqué : rappeler l'original sans devenir une reconstitution. Le taxi est toujours jaune. La route, elle, est devenue beaucoup plus longue.