TOHO et GKIDS ont publié le 8 septembre la première bande-annonce cinéma complète de Godzilla Minus Zero, après plusieurs teasers et images diffusés depuis le printemps.
Le film reprend deux ans après Godzilla Minus One. Le Japon tente de retrouver une forme de vie quotidienne, tandis que Koichi Shikishima et Noriko ont désormais construit une famille après les événements de 1947.
Cette accalmie ne dure évidemment pas.
Godzilla n'était pas aussi mort que prévu
La bande-annonce commence par retirer immédiatement un faux suspense. Godzilla a survécu à l'opération menée à la fin du premier film.
Yamazaki avait déjà laissé cette porte entrouverte en montrant des fragments de son corps en régénération. Minus Zero transforme désormais cette image finale en problème national : les autorités préparent une nouvelle opération d'extermination alors que le monstre réapparaît sous une forme encore plus menaçante.
Les nouvelles images montrent un Godzilla marqué, hérissé et traversé de zones rougeoyantes, mais aussi un autre motif énergétique beaucoup plus bleu autour du monstre dans le nouveau poster. Le studio ne détaille pas encore ce que ce phénomène signifie.
Le titre prend tout son sens dans un Japon qui remontait à peine à zéro
Le synopsis officiel revient sur l'idée centrale du film précédent. La guerre avait ramené le pays à zéro ; Godzilla l'avait poussé dans le négatif.
Deux ans plus tard, la reconstruction commence enfin à produire quelque chose qui ressemble à une normalité. Le nouveau désastre intervient précisément au moment où cette normalité devient imaginable.
C'est une différence importante avec une suite construite sur la seule escalade. Minus Zero ne part pas d'une société prête pour le prochain monstre. Il repart d'une population qui pensait avoir survécu au précédent.
Koichi et Noriko restent au centre
Ryunosuke Kamiki reprend Koichi Shikishima et Minami Hamabe revient en Noriko Shikishima.
Le premier film racontait autant la culpabilité de Koichi que Godzilla. Le pilote kamikaze survivant essayait de reconstruire une vie alors qu'il considérait sa propre survie comme une faute. La confrontation finale était donc aussi une tentative de choisir enfin de vivre.
Minus Zero ne les remplace pas par une nouvelle galerie de victimes. La communication officielle présente toujours la famille Shikishima comme le fil humain de cette deuxième catastrophe.
Yamazaki garde ainsi l'une des décisions qui avaient séparé Minus One de nombreux films de kaiju récents : les personnages n'attendent pas entre deux scènes de destruction que le monstre revienne rendre le film intéressant.
Le Disaster Response Bureau prend de l'importance
Hidetaka Yoshioka revient en Kenji Noda, désormais directeur du Disaster Response Bureau. Yuki Yamada, Kuranosuke Sasaki, Sakura Ando et Miou Tanaka reprennent également leurs personnages du premier film.
La suite ajoute cependant plusieurs nouveaux profils directement liés à la réponse scientifique et gouvernementale.
Min Tanaka joue Kanji Murakami, biologiste profondément marqué par la guerre. Masami Nagasawa incarne Makoto Aoyama, météorologue décrite comme brillante et affectée au Disaster Response Bureau.
Jun Kunimura apparaît en Dr Ogata, tandis que Ko Maehara joue Akira Hagiwara, assistant du professeur Murakami.
Le trailer donne surtout l'impression d'un pays qui a appris la mauvaise leçon
Minus One reposait largement sur des civils, d'anciens militaires et des ingénieurs devant organiser eux-mêmes une réponse après avoir compris que l'État n'avait pas les moyens de les sauver.
En 1949, la structure paraît différente. Une véritable organisation de réponse existe désormais. Des spécialistes observent, calculent et construisent une nouvelle stratégie d'extermination.
Cela ne signifie pas que le Japon est prêt.
Le nouveau trailer s'amuse plutôt avec l'idée inverse : avoir déjà vaincu Godzilla une fois peut créer l'illusion qu'il existe désormais une procédure pour le faire à nouveau.
Takashi Yamazaki conserve presque tous les postes qui comptent
Yamazaki réalise, écrit le scénario et supervise à nouveau les effets visuels.
TOHO Studios et ROBOT assurent la production, tandis que SHIROGUMI prend en charge les effets visuels.
C'est essentiellement la même architecture créative que sur Minus One, dont les effets avaient remporté l'Oscar en 2024.
Cette continuité est probablement plus importante que n'importe quelle promesse de taille. Minus One avait impressionné avec des moyens très inférieurs à ceux des blockbusters hollywoodiens précisément parce que sa mise en scène et ses effets travaillaient dans la même direction.
La phrase finale promet une conclusion, pas forcément la fin de Godzilla
La communication officielle répète désormais : « There is no third time. Everything ends here. »
Il serait tentant d'en déduire que TOHO annonce le dernier film Godzilla. Rien ne permet de l'affirmer.
La formulation fonctionne beaucoup plus naturellement comme une promesse autour de cette histoire précise et de cette nouvelle tentative d'éliminer le monstre. Yamazaki construit une suite directe à Minus One, pas l'acte de décès d'une franchise née en 1954.
La première mondiale arrivera bien avant novembre
Godzilla Minus Zero sera présenté en première mondiale le 26 septembre au 64e New York Film Festival, dans la section Spotlight Gala.
Le Japon le découvrira ensuite le 3 novembre, exactement le jour anniversaire de la sortie du Godzilla original de 1954 et trois ans jour pour jour après la sortie japonaise de Minus One.
La France fait partie des premiers territoires internationaux avec une sortie fixée au 4 novembre. L'Amérique du Nord suivra le 6 novembre.
Le monstre a donc encore quelques semaines avant de replonger le compteur sous zéro.