If Only Tonight We Could Sleep arrive au TIFF Market avec un budget annoncé de 3,3 millions de dollars et encore une partie de son financement à réunir. Le nouveau long métrage d'Erin Vassilopoulos fait partie des projets internationaux présentés aux investisseurs et distributeurs pendant le marché de Toronto.

Il s'agit du premier marché pour ce film développé comme une coproduction entre plusieurs territoires. Julia Jendrysik et Brad Zimmerman figurent parmi les producteurs annoncés, avec Rizz Films en Pologne et Heretic en Grèce déjà associés au projet.

Une cure contre l'insomnie qui sent déjà la très mauvaise idée

L'histoire se déroule en 1962. Margaret souffre d'insomnie depuis longtemps lorsqu'elle découvre l'existence d'un mystérieux sanatorium installé dans les montagnes suédoises. L'établissement promet une méthode de traitement inhabituelle.

Elle s'y rend.

Sur place, Margaret rencontre une ancienne infirmière dont la présence réveille des sentiments qu'elle avait jusque-là réprimés. Le traitement de son insomnie commence ainsi à se mêler à une découverte beaucoup plus intime, tandis que le projet est décrit par Vassilopoulos comme une histoire gothique de body horror.

Un hôtel moderniste perdu dans les montagnes

Vassilopoulos veut construire le film autour d'un décor très précis : un étrange hôtel de montagne du milieu du XXe siècle. Cette architecture moderniste doit fournir davantage qu'un joli arrière-plan rétro. L'isolement, les espaces médicaux et cette promesse de sommeil constituent déjà une prison assez efficace avant même que le corps ne commence à poser problème.

La réalisatrice associe explicitement cet environnement aux thèmes LGBTQ+ du récit. Margaret arrive avec quelque chose qu'elle veut soigner et d'autres choses qu'elle a appris à cacher. En 1962, les deux peuvent facilement finir par se confondre aux yeux d'une institution médicale.

Le projet est coécrit par Vassilopoulos avec Ariane Hahusseau. Cette dernière le classe également du côté de l'horreur, du mystère et de la romance.

Erin Vassilopoulos reste dans les zones inconfortables

La cinéaste grecque-américaine s'est déjà fait remarquer avec Superior, présenté en compétition dramatique américaine à Sundance en 2021. Son film suivant, Destroy All Girls, a été sélectionné en 2026 à Locarno dans la compétition Cineasti del Presente.

Son cinéma passe volontiers d'un genre à l'autre plutôt que de choisir une case propre. Son site présente d'ailleurs If Only Tonight We Could Sleep comme un récit gothique de body horror consacré à l'insomnie, tandis qu'un autre projet actuellement en développement, A Mall and the Night, est décrit comme un thriller psychosexuel situé dans un centre commercial mourant.

Les bâtiments légèrement sinistres semblent donc bien se porter.

Le film cherche encore l'argent avant de chercher le sommeil

L'équipe profite du TIFF Market pour rechercher principalement des investissements en fonds propres et des partenaires de ventes internationales. Le projet est annoncé comme une coproduction impliquant les États-Unis, la Pologne, le Danemark, la Grèce et la Suède.

Un tournage au début de l'année 2027 en Pologne a été évoqué dans les informations de développement liées au scénario. Aucun casting principal n'a encore été annoncé publiquement, pas plus qu'une date de sortie.

If Only Tonight We Could Sleep reste donc à l'étape où son étrange sanatorium existe surtout sur le papier. Avec 3,3 millions de dollars à assembler, Margaret peut encore attendre un peu avant sa première nuit blanche à l'écran.