CBS lancera NCIS: New York le mardi 6 octobre à 21 h, immédiatement après la première de la saison 24 de NCIS et avant la saison 3 de NCIS: Origins.

La soirée devient ainsi un bloc entièrement consacré à la franchise, avec la série historique, son nouveau spin-off contemporain puis son préquel.

NCIS: New York sera également disponible sur Paramount+. Les abonnés Premium pourront suivre la diffusion CBS en direct dans les marchés compatibles, tandis que l'offre Essential proposera les épisodes à la demande le lendemain.

Sam Hanna ne débarque pas ici comme un inconnu

LL Cool J reprend Sam Hanna, personnage qu'il a incarné pendant quatorze saisons dans NCIS: Los Angeles avant de le faire passer par NCIS: Hawaiʻi puis par la série principale.

Le choix permet à CBS d'installer immédiatement un visage connu sans ressusciter exactement NCIS: Los Angeles sous un autre code postal.

La différence principale est personnelle. Sam retourne dans sa ville natale après des années de missions spéciales et d'opérations clandestines. LL Cool J présente ce retour comme une période de remise en question pour un personnage qui a beaucoup perdu et longtemps vécu sans réellement se fixer.

Le pilote commence par une affaire qui touche Sam directement

Le premier épisode abandonne l'idée d'une affaire totalement interchangeable. Jack Halloway, ami de Sam et réserviste de la Navy, est retrouvé mort.

Sam demande à Robyn Wells l'autorisation d'enquêter. La responsable du bureau new-yorkais l'associe alors à Nick Schaeffer, agent au tempérament nettement moins réglementaire incarné par Scott Caan.

Schaeffer lui présente le reste de l'équipe : Wyatt Sellers, Addy Ross et Sean Sullivan. Le groupe doit comprendre ce qui est arrivé à Halloway et retrouver les responsables.

Scott Caan aurait pu revenir en Danny Williams

Le casting possède une petite bizarrerie de continuité. Scott Caan a déjà partagé l'univers NCIS avec Sam Hanna lorsqu'un crossover réunissait Hawaii Five-0 et NCIS: Los Angeles.

CBS a envisagé de reprendre Danny Williams, son personnage de Hawaii Five-0. Caan a préféré repartir de zéro.

Il incarne donc Nick Schaeffer, un nouvel agent suffisamment imprévisible pour être présenté comme « roguish », mais la série évite apparemment la mécanique la plus évidente : les deux héros ne passent pas leurs premiers épisodes à se détester avant d'apprendre à travailler ensemble.

Les premiers éléments décrivent plutôt deux hommes qui prennent rapidement plaisir à travailler côte à côte, avec beaucoup de sarcasmes et de réparties.

Le reste de l'équipe ne manque pas de visages connus

Jennifer Beals joue Robyn Wells, Assistant Special Agent in Charge et responsable du bureau.

Jacqueline Byers incarne Addison « Addy » Ross, tandis que Shane Harper joue Wyatt Sellers. Devin Druid complète l'équipe dans le rôle de Sean Sullivan, spécialiste informatique passé par le hacking.

CBS construit donc le spin-off comme une véritable nouvelle unité plutôt que comme un simple véhicule pour Sam et son partenaire.

New York doit faire plus que remplir les plans d'établissement

C'est la promesse que le casting répète le plus. Le quartier général du NCIS est installé à Brooklyn et la production tourne dans différents boroughs.

LL Cool J décrit même New York comme le membre le plus important de la distribution. Scott Caan fait le parallèle avec Hawaii Five-0, dont l'identité dépendait énormément des lieux réels et de la façon dont l'île existait à l'image.

L'intention est de ne pas réduire la ville à trois taxis jaunes, un plan de Manhattan et une poursuite devant un monument.

Pour Sam Hanna, la dimension fonctionne aussi hors fiction : LL Cool J est lui-même new-yorkais et explique n'avoir paradoxalement presque jamais tourné dans sa ville pendant sa carrière.

CBS dit vouloir secouer une formule qui fonctionne très bien

L'exercice est délicat. NCIS existe précisément parce que son moteur procédural est incroyablement reproductible. Trop le modifier et le spin-off perd ce que vient chercher l'audience ; ne rien modifier et New York devient une adresse de plus dans un univers déjà gigantesque.

Scott Caan explique que l'équipe ne veut pas fuir ce qui fonctionne, mais refuse simplement de refaire exactement la même chose. Il décrit le projet comme plus « gritty », plus sale et plus brut.

Le showrunner Byron Balasco arrive avec une expérience différente du moule CBS classique, notamment Kingdom. Caan évoque de son côté des idées qui ne ressemblent pas toujours à ce qu'il considère comme de la télévision de network traditionnelle.

Ce sont encore des déclarations d'intention. Il faudra attendre les épisodes pour déterminer jusqu'où CBS accepte réellement d'étirer sa formule la plus fiable.

R. Scott Gemmill revient pour assurer la continuité

LL Cool J a demandé très tôt à R. Scott Gemmill de participer au projet. Gemmill connaît particulièrement bien Sam Hanna puisqu'il a été showrunner de NCIS: Los Angeles.

Il a notamment participé à l'écriture du pilote et fait partie des producteurs exécutifs aux côtés de Byron Balasco, Adam Davidson, Kyle Harimoto, LL Cool J et Jason Barrett.

Le dispositif est assez lisible : Gemmill protège la continuité de Sam, Balasco est chargé de construire une nouvelle série autour de lui.

Le 6 octobre sera une soirée NCIS presque sans respiration

Le spin-off arrive au milieu d'une franchise qui refuse toujours de rétrécir. NCIS entre dans sa vingt-quatrième saison et Origins revient juste après New York.

Le choix de placer la nouvelle série entre les deux est évidemment confortable. CBS lui donne une audience déjà réunie autour de la marque pendant toute la soirée.

La difficulté vient ensuite. Une franchise n'a aucun mal à faire reconnaître son logo. NCIS: New York doit maintenant prouver que le mot « New York » modifie réellement quelque chose.