Emma Corrin en Elizabeth Bennet, Jack Lowden en Fitzwilliam Darcy et désormais une date à entourer : le 3 décembre 2026. Netflix a profité du Jane Austen Festival de Bath pour présenter une nouvelle série d'images de Pride and Prejudice et confirmer le lancement mondial de ses six épisodes.

Dolly Alderton écrit cette nouvelle adaptation du roman de 1813. Euros Lyn, passé notamment par Heartstopper, réalise l'ensemble de la mini-série.

Le couple central était déjà connu. Les nouvelles photos permettent surtout de voir enfin comment cette version organise la famille Bennet et son entourage.

Longbourn a désormais tous ses visages

Olivia Colman joue Mrs. Bennet et Rufus Sewell incarne Mr. Bennet. Freya Mavor est Jane, Hopey Parish devient Mary, Hollie Avery joue Kitty et Rhea Norwood prend le rôle de Lydia. Emma Corrin complète évidemment les cinq sœurs en Elizabeth.

Les premières images insistent beaucoup sur cette famille avant même de revenir à la romance. Jane et Lizzy sont montrées assises ensemble et visiblement complices ; Kitty et Lydia traversent Longbourn en courant ; Mary apparaît au piano. Mr. Bennet, lui, reste derrière son livre.

Ce n'est pas révolutionnaire. C'est justement assez rassurant pour une adaptation qui affirme vouloir repartir du roman plutôt que chercher une modernisation tapageuse.

Darcy, Bingley, Wickham et le très inévitable Mr. Collins

Jack Lowden apparaît dans un portrait beaucoup plus dépouillé en Mr. Darcy, loin de l'imagerie immédiatement romantique que certaines adaptations ont fini par associer au personnage.

Daryl McCormack joue Charles Bingley, Jamie Demetriou hérite de Mr. Collins et Louis Partridge porte l'uniforme rouge de George Wickham. Fiona Shaw incarne Lady Catherine de Bourgh, tandis que Siena Kelly joue Caroline Bingley.

Le casting secondaire va encore plus loin avec Anjana Vasan et Sebastian Armesto en Mrs. et Mr. Gardiner, Jasmine Blackborow en Charlotte Lucas et Isabella Sermon en Georgiana Darcy.

Dolly Alderton veut retrouver Austen avant de réinventer Austen

Alderton présente depuis le début Pride and Prejudice comme une comédie romantique autant qu'un roman social. Son approche annoncée consiste à rester proche du texte et de la langue d'Austen, sans transformer les dialogues en conversation contemporaine déguisée sous des robes d'époque.

Elle s'autorise néanmoins quelques prolongements. Lors du festival de Bath, la scénariste a expliqué avoir puisé dans les lettres et la vie d'Austen pour nourrir certains détails, notamment autour de la relation entre Elizabeth et Jane.

Le travail sur les costumes suit la même logique. La costumière Charlotte Walter a privilégié des garde-robes limitées et réutilisées, plutôt qu'une succession infinie de tenues neuves à chaque scène. Certaines pièces utilisent même des textiles anciens datant des XVIIIe et XIXe siècles.

Six épisodes pour une histoire qui connaît déjà toutes ses scènes cultes

C'est sans doute le principal intérêt du format. Le film de Joe Wright en 2005 devait condenser le roman en un peu plus de deux heures. La célèbre adaptation BBC de 1995 disposait déjà de six épisodes ; Netflix revient donc à une durée permettant de conserver davantage de personnages secondaires, de conversations et de détours domestiques.

La série n'a évidemment plus la possibilité de surprendre sur l'issue de l'histoire. Elle peut en revanche décider de ce qu'elle laisse respirer entre Elizabeth et Darcy, de la place accordée aux autres sœurs Bennet et de la manière dont l'humour social d'Austen survit à une nouvelle production prestigieuse.

Le verdict arrivera le 3 décembre, avec les six épisodes disponibles sur Netflix.