Good Smile Company vient de lancer Patlabor: The Case Files sur PlayStation 5 et PC. L'adaptation est développée par Chime et supervisée par plusieurs noms historiquement associés à la franchise.

Yutaka Izubuchi assure la supervision mécanique, Kazunori Ito celle du scénario et Akemi Takada celle du character design.

Ce n'est pas une nouvelle série Patlabor cachée dans un jeu

The Case Files se présente d'abord comme une relecture interactive de scènes et de situations familières de Mobile Police Patlabor.

Le jeu ne cherche donc pas à remplacer les séries, OVA ou films par une grande continuité vidéoludique. Il prend plutôt leur iconographie, leurs machines et leurs rapports de force pour en faire des missions jouables.

Les Main Missions restent du côté de la Section 2. Les Another Side Missions adoptent celui de ses adversaires.

Le Griffon compte presque autant que l'Ingram

Cette structure est importante parce que Patlabor n'a jamais seulement vécu à travers son robot blanc principal.

Le Griffon, Type Zero et les nombreuses machines industrielles, policières ou militaires font partie de l'imaginaire de la série. Plus de 20 Labors sont jouables ici.

Le jeu devient ainsi une manière de parcourir l'histoire du design mécanique de Patlabor depuis le cockpit, même lorsque certains modèles n'occupent qu'une petite place dans les histoires originales.

Le mode simulateur ressemble à la partie musée sans vitrine

Le Simulator Mode détache les Labors des épisodes précis auxquels ils sont associés.

Il propose entraînement au tir et affrontements directs entre machines. Cela permet à un Griffon, un Ingram ou un Labor beaucoup moins célèbre de devenir simplement un appareil à apprendre.

C'est une manière assez différente de valoriser une licence de mecha : moins par les biographies et fiches encyclopédiques que par le poids, la mobilité et la fonction que le joueur ressent directement.

Kenji Kawai revient lui aussi dans l'équation

La bande originale accompagne cette logique patrimoniale. Un album de trente morceaux est commercialisé parallèlement au jeu, avec un nouveau thème intitulé the Case Files composé par Kenji Kawai.

Le compositeur est indissociable d'une grande partie de l'identité sonore de Patlabor, notamment ses adaptations animées et cinématographiques.

Son retour évite donc que l'adaptation ne ressemble seulement à une collection de modèles 3D correctement licenciés.

EZY arrive déjà par la porte du DLC

Le pont vers la génération suivante est encore plus explicite.

Good Smile annonce l'arrivée future d'Ingram Plus en DLC. Ce Labor provient de Patlabor EZY, nouvelle production animée en trois parties.

Le deuxième File est actuellement en salles au Japon, ce qui place The Case Files exactement entre deux fonctions : archive d'un Patlabor historique et vitrine d'un Patlabor encore en train de s'écrire.

Même une vieille licence peut encore être traitée comme quelque chose de vivant

Le jeu continuera par ailleurs à recevoir des mises à jour. Good Smile prévoit déjà pour octobre une correction de la précision du tir assisté à partir des retours de l'accès anticipé PS5.

Ce détail empêche aussi The Case Files de devenir un objet commémoratif figé dès sa sortie.

Patlabor a rarement été une franchise où le robot le plus puissant remportait mécaniquement l'histoire. Ses machines étaient des outils appartenant à des organisations, conduites par des gens qui travaillaient avec elles tous les jours.

Un jeu qui laisse justement manipuler plus de 20 de ces outils, jusque dans leurs camps opposés, constitue finalement une manière assez fidèle de célébrer la série.