Astro Bot commence avec une PlayStation 5 transformée en vaisseau spatial puis pulvérisée à travers une galaxie. La métaphore n'essaie même pas d'être discrète.
Team Asobi célèbre l'histoire de PlayStation. Le résultat échappe pourtant au musée de marque parce que chaque référence doit d'abord survivre à une règle très simple : être amusante.
Cent cinquante caméos, mais très peu de figurines immobiles
Team Asobi annonçait avant la sortie 300 Bots à secourir, dont 150 personnages inspirés de l'histoire de PlayStation.
Les choix vont des évidences aux références beaucoup plus obscures, y compris chez des éditeurs tiers historiquement associés aux consoles Sony.
Le soin apporté aux animations évite l'effet catalogue. Les Bots rejouent souvent un geste, une situation ou une obsession de leur personnage d'origine.
La nostalgie devient meilleure lorsqu'elle change les commandes
Les niveaux spéciaux consacrés à certaines franchises constituent la meilleure partie de l'hommage.
Astro ne se contente pas d'enfiler un costume. Le jeu lui donne parfois un outil ou une mécanique liée à la série célébrée et reconstruit le niveau autour.
Le passé de PlayStation devient ainsi une matière de game design plutôt qu'une collection d'objets placés sur des étagères.
Astro n'est plus le présentateur de la DualSense
Astro's Playroom avait une fonction claire : montrer ce que pouvait faire la nouvelle console.
Astro Bot n'a plus cette excuse. Il doit exister comme jeu complet.
GameSpot considère justement que cette aventure place Astro parmi les grandes mascottes du genre. Ce changement fonctionne parce que les niveaux resteraient solides même en supprimant tous les logos familiers.
Le PlayStation que montre Astro Bot est beaucoup moins solennel
L'image récente de PlayStation est fortement associée aux aventures cinématographiques, aux protagonistes tourmentés et aux mondes réalistes très détaillés.
Astro Bot rappelle une autre partie de l'histoire de la marque : mascottes étranges, jeux colorés, expériences expérimentales et personnages qui n'ont pas besoin d'un arc dramatique de quarante heures.
GameSpot insiste particulièrement sur ce contraste dans sa critique.
Le jeu se permet même de rire de ses reliques
Astro Bot ne traite jamais le patrimoine PlayStation comme quelque chose de sacré.
Les consoles deviennent des objets de décor. Les personnages célèbres sont miniaturisés. Les grandes icônes dramatiques sont transformées en robots qui trébuchent, dansent ou répètent leur gimmick.
Cette irrévérence empêche l'anniversaire de ressembler à une présentation corporate.
Il reste un excellent jeu pour quelqu'un qui ne reconnaît rien
C'est le test décisif.
Un joueur qui ne sait pas pourquoi un Bot porte telle tenue perd une référence. Il conserve un secret à trouver, une animation amusante et surtout le niveau dans lequel elle se trouve.
The Guardian rapproche Astro Bot des meilleurs jeux de plateforme Nintendo pour sa profusion d'idées. Ce compliment fonctionne indépendamment de la culture PlayStation.
L'hommage réussit donc précisément parce qu'il n'est pas indispensable.