Selon les données communiquées par Disney, Avengers: Doomsday a dépassé le million de dollars australiens de préventes durant ses premières 24 heures de commercialisation en Australie. Variety Australia et ScreenHub ont tous deux relayé ce chiffre le 25 septembre.

Le studio présente ce résultat comme le plus gros lancement de préventes cinéma de 2026 sur le marché australien et comme le meilleur total enregistré sur une période initiale de 24 heures depuis cinq ans. Il s’agit bien d’une comparaison fournie par Disney : aucune donnée publique exhaustive permettant de reconstruire indépendamment l’ensemble de ce classement n’accompagne l’annonce.

Disney vend décembre dès septembre

Le calendrier rend le chiffre particulièrement intéressant. Avengers: Doomsday sort en Australie le 17 décembre, soit presque trois mois après l’ouverture de cette vague de réservations. Disney ne mesure donc pas encore la demande d’un week-end de sortie imminent : le groupe cherche à installer très tôt le film comme rendez-vous.

Cette stratégie ne démarre d’ailleurs pas avec une campagne isolée. Les ventes australiennes ont été lancées le jeudi 24 septembre en même temps que le retour en salles d’Avengers: Endgame sous l’appellation Avengers Endgame: Encore. Cette nouvelle exploitation comprend notamment un aperçu exclusif de Doomsday.

La ressortie a elle-même pris la première place du box-office australien pendant son week-end d’ouverture, avec 2,53 millions de dollars australiens entre le 24 et le 27 septembre. Autrement dit, Disney utilise simultanément un film vieux de sept ans pour ramener le public dans l’univers Avengers et la billetterie anticipée pour convertir une partie de cette attention en réservations sur le suivant.

Un million ne permet pas encore de calculer le box-office final

Le résultat offre un indicateur tangible d’intérêt, mais il faut résister à une conversion trop confortable entre préventes et recettes futures. Des billets achetés plusieurs mois à l’avance renseignent particulièrement bien sur le noyau de spectateurs déjà mobilisés. Ils disent beaucoup moins directement comment réagira le public plus occasionnel en décembre, lorsque critiques, bouche-à-oreille, concurrence et disponibilité des séances entreront dans l’équation.

Le périmètre compte également. Le million communiqué ici concerne l’Australie et les premières 24 heures de cette mise en vente. Il ne s’agit ni d’un chiffre mondial ni du box-office déjà encaissé par le film. Disney avait par ailleurs lancé en juillet une campagne distincte de préventes pour des écrans premium Infinity Vision sur d’autres marchés.

Le record revendiqué est donc précis : en Australie, Disney affirme qu’aucun autre film n’a réalisé un meilleur démarrage de préventes sur ses premières 24 heures au cours des cinq dernières années.

Doomsday est construit comme un rassemblement

Marvel Studios ne manque pas de visages connus pour soutenir cette stratégie événementielle. Anthony et Joe Russo réalisent le film, après Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame. Kevin Feige, Louis D’Esposito et Jonathan Schwartz en sont les producteurs.

La distribution annoncée réunit notamment Robert Downey Jr., Chris Evans, Chris Hemsworth, Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Florence Pugh, Anthony Mackie, Tom Hiddleston, Paul Rudd et Sebastian Stan. Ian McKellen, Patrick Stewart et James Marsden figurent également au casting, tandis que Marvel décrit officiellement le film comme la rencontre de héros issus de trois univers confrontés à une menace commune.

Marvel a déjà montré que le croisement ne serait pas seulement une promesse marketing abstraite. Kevin Feige expliquait en 2025 que les Fantastic Four rencontreraient Avengers et X-Men dans Doomsday, tandis que des décors conçus pour The Fantastic Four: First Steps ont été réutilisés pour le film des Russo.

Le million australien ne raconte donc pas encore le succès de Doomsday. Il raconte quelque chose de plus limité, mais déjà utile : une partie du public accepte de réserver sa place très longtemps avant que Doctor Doom n’entre effectivement dans la salle. Pour Disney, transformer cette impatience des fans en fréquentation beaucoup plus large sera la prochaine mesure qui compte.