Le 1er octobre, Netflix mettra en ligne les sept épisodes d'East of Eden d'un seul coup. Florence Pugh y incarne Cathy Ames, Christopher Abbott joue Adam Trask et Mike Faist son frère Charles. Hoon Lee, Tracy Letts, Martha Plimpton, Ciarán Hinds, Joseph Zada et Joe Anders complètent une distribution qui doit couvrir plusieurs générations de la famille Trask et de la famille Hamilton.

La bande-annonce ne cherche pourtant pas à distribuer équitablement son attention. Cathy est immédiatement le centre de gravité.

Cette fois, Cathy n'arrive pas par la petite porte

Zoe Kazan présente son adaptation comme une manière de redonner toute sa dimension à un personnage souvent réduit à sa fonction de menace dans l'histoire des hommes qui l'entourent. Cathy reste dangereuse, manipulatrice et difficile à enfermer dans une lecture rassurante. La série ne semble pas décidée à l'adoucir pour autant.

C'est une nuance importante. Donner davantage de place à Cathy ne signifie pas nécessairement la transformer en victime secrètement innocente. Kazan explique avoir cherché à la rendre humaine sans inventer une nouvelle justification à ses actes, en repartant de ce que Steinbeck avait déjà placé dans le livre.

Florence Pugh se retrouve donc avec un rôle assez inconfortable : attirer le regard sans demander au spectateur d'approuver ce qu'il voit. La bande-annonce joue beaucoup sur cette ambiguïté.

Zoe Kazan revient sur le film de son grand-père sans essayer de le refaire

Le nom Kazan n'arrive évidemment pas ici par hasard. Elia Kazan, grand-père de Zoe Kazan, a réalisé l'adaptation de 1955 avec James Dean. Mais ce film ne reprenait qu'une partie tardive du roman et concentrait surtout son récit sur Cal Trask.

La nouvelle série choisit presque le mouvement inverse. Elle remonte plus loin, suit davantage de personnages et veut conserver la structure familiale étendue du livre. Zoe Kazan a écrit les sept épisodes et partage les fonctions de showrunner avec Jeb Stuart.

Garth Davis réalise les quatre premiers épisodes. Laure de Clermont-Tonnerre prend en charge les trois derniers.

Le problème d'À l'est d'Éden, c'est sa taille

Le roman traverse les années, les générations, les héritages familiaux et les répétitions presque obsessionnelles de la même question morale. Adam et Charles Trask rejouent une relation fraternelle qui trouve plus tard un nouvel écho chez Cal et Aron. Entre les deux, Cathy déplace brutalement les trajectoires de chacun.

Sept épisodes ne font pas automatiquement d'une adaptation une version exhaustive de Steinbeck. Ils donnent cependant beaucoup plus d'espace que les deux heures d'un long métrage pour conserver les ramifications entre Trask et Hamilton.

La série couvrira une période allant de la guerre de Sécession jusqu'à la Première Guerre mondiale. Elle peut donc réellement traiter le passage du temps comme une partie de son récit plutôt que comme un contexte résumé entre deux scènes.

Mike Faist et Christopher Abbott avant Cal et Aron

Christopher Abbott et Mike Faist incarnent Adam et Charles Trask, les deux frères dont la relation installe une première variation du motif de Caïn et Abel qui traverse le roman. Plus tard arrivent Cal et Aron, interprétés par Joseph Zada et Joe Anders.

Le casting ajoute Hoon Lee dans le rôle de Lee, Ciarán Hinds en Samuel Hamilton, Tracy Letts en Cyrus Trask et Martha Plimpton en Faye.

Cette accumulation pourrait vite devenir une généalogie à apprendre par cœur. C'est aussi la raison pour laquelle le format série paraît assez naturel ici : À l'est d'Éden raconte moins une aventure unique qu'une famille qui transmet ses conflits, ses fautes et ses choix.

Sept épisodes, tous disponibles le 1er octobre

Netflix diffusera mondialement East of Eden le 1er octobre 2026. La plateforme présente le projet comme une mini-série de sept épisodes, sans découpage hebdomadaire annoncé.

Florence Pugh est également productrice exécutive. FIFTH SEASON et Anonymous Content coproduisent la série avec Netflix.

Soixante-dix ans après James Dean, À l'est d'Éden revient donc à l'écran en commençant presque ailleurs : par Cathy Ames.