Fire Emblem: Fortune's Weave sort ce 17 septembre exclusivement sur Nintendo Switch 2. La parenté avec Three Houses est réelle : Dagda et Fódlan appartiennent au même monde, Chinatsu Kurahana revient aux designs des personnages et certains visages connus réapparaissent.
Intelligent Systems refuse pourtant le mot suite. Le lieu, l'époque et la construction du récit changent suffisamment pour que Fortune's Weave puisse être abordé sans connaître les guerres de Fódlan.
Quatre héros arrivent à Dagsion pour quatre raisons très différentes
Cai vient du paisible village de Ribeira et veut libérer son père emprisonné. Dietrich est un épéiste originaire de Fódlan qui recherche des adversaires toujours plus puissants.
Theodora règne sur le royaume de Saramis et poursuit un rêve ancien de son peuple. Leda, musicienne privée de sa terre natale, arrive aux Heroic Games avec la vengeance comme objectif.
Ces quatre trajectoires se croisent dans l'arène de Dagsion. Le vainqueur du tournoi doit obtenir un souhait.
Cette fois, les routes ne sont pas conçues pour rester ennemies
Le parallèle avec Three Houses devient intéressant précisément là où les deux jeux se séparent. Dans l'épisode de 2019, trois perspectives finissaient par produire des camps irréconciliables.
Fortune's Weave part du mouvement contraire. Ses récits doivent progressivement se rapprocher jusqu'à constituer une seule force dans la seconde moitié de l'aventure.
Les développeurs avaient d'abord imaginé huit protagonistes. Quatre ont survécu à cette ambition initiale, ce qui est probablement déjà une quantité correcte de destins à démêler avant le petit-déjeuner.
Dagda devait surtout ne pas ressembler à Fódlan
L'équipe décrit Fódlan comme un monde marqué par les doctrines et une inspiration médiévale d'Europe orientale. Dagda cherche au contraire la chaleur, la liberté et une énergie inspirée du bassin méditerranéen antique.
Les dieux y vivent aux côtés des humains et plusieurs régions possèdent leurs propres cultures, climats et tenues. Les vêtements de Theodora reflètent par exemple la richesse de son royaume marchand, tandis que Leda et les siens évoquent davantage des voyageurs et des musiciens itinérants.
Même la musique accompagne cette structure. Chaque héros possède son propre motif, et Nintendo explique que ces thèmes finissent eux aussi par être entrelacés lorsque les personnages se rejoignent.
Le joueur n'est pourtant aucun des quatre
Fortune's Weave commence cinq ans après les Heroic Games, dans un futur où le dieu démon Balor a provoqué la chute de l'empire et où les quatre héros ont disparu.
Sothis charge alors le protagoniste du joueur de remonter dans le temps avec l'aide de Fortuna afin de guider ces personnages et d'empêcher cette catastrophe.
Ce dispositif donne une raison narrative à la liberté de passer d'une perspective à l'autre. Le joueur n'est pas enfermé dans une biographie particulière : il recompose plusieurs histoires depuis l'extérieur.
Des activités différentes racontent aussi qui sont les personnages
Cai travaille la terre et apprivoise des animaux. Leda joue dans les tavernes. Theodora recrute des soldats. Dietrich améliore ses techniques en cherchant le combat.
Ces mécaniques servent évidemment la progression, mais elles donnent aussi à chaque route une manière différente d'habiter Dagda. L'écart entre les personnages ne tient donc pas uniquement à leurs dialogues ou à leur arme favorite.
Puis tout commence à se mélanger.
Un Fire Emblem qui raconte la convergence plutôt que la séparation
C'est probablement le changement le plus net de Fortune's Weave. Le jeu reprend plusieurs idées de Three Houses — personnages nombreux, liens, exploration, construction d'équipe — mais refuse de faire du choix initial une frontière.
Le joueur peut suivre une seule route pendant longtemps, en alterner deux ou faire progresser les quatre presque en parallèle. Nintendo affirme qu'aucun ordre n'est considéré comme le bon.
Fire Emblem: Fortune's Weave est disponible aujourd'hui exclusivement sur Nintendo Switch 2.