Wonka's The Golden Ticket arrivera sur Netflix le 23 septembre, avec un final en deux parties programmé le 30 septembre. La compétition réunit douze détenteurs de tickets d'or, chacun accompagné d'un partenaire de son choix.

Les vingt-quatre participants entrent dans une reconstitution de la chocolaterie pour affronter des épreuves physiques, mentales et morales. Netflix décrit le programme comme un « social experiment » dans lequel les candidats doivent résister aux tentations autant qu'aux jeux eux-mêmes.

La voix de Gene Wilder devient une partie du décor

Le détail le plus singulier concerne Willy Wonka lui-même. La série utilisera une recréation de la voix de Gene Wilder, qui incarnait le chocolatier dans Willy Wonka & the Chocolate Factory en 1971.

Netflix confirme que la succession de l'acteur a donné son accord. Karen B. Wilder, épouse de Gene Wilder, présente cette utilisation comme une manière de prolonger la chaleur, l'humour et l'imagination associés à son interprétation auprès d'une nouvelle génération.

En revanche, la plateforme ne détaille pas publiquement la méthode utilisée pour produire cette voix. Elle parle d'une « re-created voice », sans préciser dans son annonce s'il s'agit d'un montage d'archives, d'une imitation, d'une synthèse vocale ou d'une combinaison de plusieurs procédés.

Cette absence de précision est importante. Présenter directement le dispositif comme une recréation par intelligence artificielle irait au-delà de ce que Netflix a confirmé.

L'accord des ayants droit ne referme pas toutes les questions

Le consentement de la succession distingue le projet d'une exploitation non autorisée d'un interprète disparu. Il répond à la question juridique et contractuelle la plus immédiate : les représentants de Wilder approuvent cette nouvelle utilisation de sa performance vocale.

Cela ne rend pas pour autant le sujet banal. Les outils capables de recréer voix et apparences permettent désormais aux studios de prolonger des performances au-delà de la vie de leurs interprètes, et chaque nouveau projet contribue à fixer des habitudes industrielles.

Ici, la particularité est que Netflix ne cherche pas seulement à faire référence au Wonka de 1971. La série utilise explicitement l'identité vocale de cette incarnation pour connecter une nouvelle émission à un film vieux de cinquante-cinq ans.

Netflix reconstruit aussi physiquement le film de 1971

La nostalgie ne repose pas uniquement sur Wilder. Rusty Goffe, qui jouait déjà un Oompa-Loompa dans le film de 1971, revient devant la caméra. Il a également participé à la réflexion autour d'une nouvelle génération d'Oompa-Loompas.

Le programme reprend par ailleurs Wonkavision sous une forme modernisée. Wonkavision 2.0 devient un espace consacré à différentes épreuves, avec Howie Mandel, Nick Cannon et Wayne Brady apparaissant sur des écrans comme animateurs de jeux.

Parmi les intitulés annoncés figurent Wheel of Misfortune, Bubble Jeopardy et Steal or no Steal, soit des parodies transparentes de formats de télévision bien réels.

Une illusion a même été conçue pour fonctionner sans postproduction

Pour les séquences de Wonkavision, la production a fait appel au magicien et consultant australien Adam Mada. L'un des dispositifs permet de faire disparaître les concurrents directement sur le plateau.

Mada affirme que l'illusion fonctionne sans trucage caméra, sans montage et sans postproduction : les candidats présents dans le décor voient réellement leurs partenaires disparaître devant eux.

Ce détail donne au projet une ironie intéressante. Au moment même où la voix d'un acteur disparu est recréée par un procédé que Netflix ne détaille pas, une autre partie du programme insiste au contraire sur une illusion entièrement pratique.

Wonka devient une propriété capable de produire autre chose que des films

L'émission s'inscrit dans une stratégie plus large. Netflix a acquis la Roald Dahl Story Company en 2021, donnant à la plateforme les moyens de développer les œuvres de l'auteur dans plusieurs formats.

Matilda the Musical, The Wonderful Story of Henry Sugar et The Twits ont déjà utilisé ce catalogue. Charlie vs. the Chocolate Factory, un film d'animation avec Kit Connor et Taika Waititi, est prévu pour 2027.

Wonka's The Golden Ticket montre l'étape suivante : un récit de fiction devient directement une architecture de téléréalité, tandis qu'une performance de 1971 est utilisée comme lien sonore entre les deux époques.

Les portes de la chocolaterie ouvriront le 23 septembre. La question la plus contemporaine du programme ne se trouve peut-être pas derrière l'une d'elles, mais dans la manière dont une voix du passé a été invitée à les rouvrir.