L’American Film Institute a choisi Wildwood comme film d’ouverture de l’AFI Fest 2026.

La première américaine aura lieu le mercredi 21 octobre au TCL Chinese Theatres de Hollywood. Le festival se poursuivra jusqu’au 25 octobre, tandis que le film arrivera dans les salles américaines le 23 octobre.

Pour LAIKA, cette projection marque surtout le moment où un projet exceptionnellement long quitte enfin l’atelier.

Seize ans avec Wildwood

Travis Knight ne mesure pas l’histoire du film uniquement depuis le début de son animation.

À l’occasion de l’annonce de l’AFI, le réalisateur explique que Wildwood l’accompagne depuis seize ans. Il décrit une œuvre construite lentement par des centaines d’artistes et d’artisans avant de pouvoir enfin être montrée au public.

L’adaptation du roman de Colin Meloy a été annoncée publiquement par LAIKA en 2021, mais l’intérêt du studio pour le livre remonte donc bien plus loin.

Une adolescente entre dans un endroit où elle n’est pas censée aller

Wildwood suit Prue McKeel, adolescente de Portland dont le petit frère est enlevé par une nuée de corbeaux.

Prue se lance alors dans l’Impassable Wilderness, une forêt enchantée cachée aux portes de la ville et dont elle n’était même pas supposée connaître l’existence.

Curtis Mehlberg, un camarade de classe maladroit mais fidèle, l’accompagne.

Leur quête les entraîne parmi des animaux parlants, des bandits et plusieurs factions dont les ambitions menacent l’équilibre de toute la forêt.

Peyton Elizabeth Lee et Jacob Tremblay conduisent un immense casting vocal

Peyton Elizabeth Lee prête sa voix à Prue et Jacob Tremblay à Curtis.

Autour d’eux, LAIKA a réuni Carey Mulligan, Mahershala Ali, Angela Bassett, Awkwafina, Jake Johnson, Charlie Day, Amandla Stenberg, Jemaine Clement, Maya Erskine, Tantoo Cardinal, Tom Waits et Richard E. Grant.

Chris Butler signe le scénario. Il connaît particulièrement bien le langage du studio puisqu’il a notamment écrit et coréalisé ParaNorman, écrit Kubo and the Two Strings et réalisé Missing Link.

La photographie est confiée à Caleb Deschanel, vétéran de la prise de vues réelle dont le travail doit ici composer avec les contraintes particulières d’un monde photographié image par image.

LAIKA revient enfin après Missing Link

Wildwood est le sixième long métrage de LAIKA et son premier depuis Missing Link en 2019.

Sept années séparent donc les deux sorties.

Le studio reste dans une position inhabituelle au sein de l’animation américaine. Ses films utilisent massivement les outils numériques pour étendre les décors, nettoyer certains éléments et multiplier les possibilités de fabrication, mais leur identité continue de reposer sur des marionnettes et des environnements construits physiquement.

Wildwood semble pousser cette philosophie vers une échelle beaucoup plus large que les précédentes productions.

Deux heures dix-neuf de stop-motion

Le film affiche une durée annoncée de 139 minutes.

C’est considérable pour un long métrage d’animation et plus encore pour une production en stop-motion, où chaque seconde implique la manipulation et la photographie successive des personnages.

Cette durée correspond aussi à la manière dont LAIKA présente le film : non comme une petite fable fantastique, mais comme une aventure épique construite autour d’un territoire entier, de ses peuples et de ses conflits.

L’AFI Fest lui offre une rampe de lancement prestigieuse

Ouvrir le festival permet à LAIKA de placer immédiatement Wildwood dans un environnement où l’animation est abordée comme du cinéma plutôt que comme une catégorie isolée.

L’AFI qualifie le film d’aventure artisanale et imaginative, tandis que l’édition 2026 du festival marque son quarantième anniversaire.

La programmation complète sera révélée le 29 septembre.

Wildwood disposera toutefois déjà de la place la plus visible : la soirée d’ouverture.

Deux jours plus tard, le film devra rencontrer le public

La première américaine du 21 octobre sera rapidement suivie par la vraie épreuve.

Fathom Entertainment lancera Wildwood dans les salles américaines le 23 octobre.

LAIKA revient donc après sa plus longue absence entre deux longs métrages avec son projet le plus ample, un récit qu’il aura fallu près d’une génération pour conduire jusqu’à l’écran.

Pour Travis Knight, la forêt a demandé seize ans.

Le public n’aura plus que deux jours à attendre après l’AFI Fest pour pouvoir y entrer à son tour.