Le week-end qui devait confirmer le retour de Resident Evil au cinéma s'est transformé en démonstration beaucoup plus nette que prévu.
Le film de Zach Cregger a pris la première place du box-office nord-américain avec environ 60 millions de dollars dans 3 684 salles. Avant le week-end, les projections de l'industrie le situaient plutôt entre 40 et 50 millions.
Le dépassement commence donc avant même de regarder les anciens films.
Un record vieux de seize ans balayé
Resident Evil: Afterlife détenait depuis 2010 la meilleure ouverture domestique de la franchise avec 26,65 millions de dollars. Aucun des films suivants n'avait réellement menacé cette marque.
Retribution avait ouvert à 21,1 millions en 2012. The Final Chapter était tombé à 13,6 millions en 2017, puis Welcome to Raccoon City à seulement 5,3 millions en 2021.
Le reboot 2026 arrive donc à plus du double de l'ancien record et à plus de onze fois l'ouverture du précédent redémarrage de la franchise.
Le nom de Zach Cregger est devenu une partie de la vente
Sony n'a pas commercialisé Resident Evil comme une simple huitième entrée cinéma dans une licence ancienne. Le studio a largement mis en avant « le réalisateur de Weapons et Barbarian » dans sa campagne.
Le calcul était assez logique après les 43,5 millions de dollars récoltés par Weapons lors de son premier week-end. Cregger avait déjà prouvé qu'un film d'horreur pouvait attirer une audience importante sur son seul nom et sur une forte réception critique.
Resident Evil lui permet maintenant de dépasser ce chiffre avec une marque beaucoup plus installée.
Les previews avaient déjà déplacé toutes les projections
Le film avait récolté 8,8 millions de dollars pendant ses séances de previews du jeudi. Ce montant était lui-même un record pour la franchise.
Avec les previews intégrées, le vendredi a atteint environ 26,6 millions. En une journée, Resident Evil se retrouvait donc pratiquement au niveau des 26,65 millions qui avaient autrefois constitué le meilleur week-end complet de la série.
Les previews représentaient toutefois une proportion élevée du vendredi, un comportement assez fréquent pour l'horreur et les propriétés disposant d'un public très engagé. Le samedi puis le dimanche ont ramené l'estimation finale vers 60 millions plutôt que certains scénarios plus agressifs apparus vendredi.
L'international ajoute 48,3 millions
Le film démarre également à environ 48,3 millions de dollars hors Amérique du Nord. Son lancement mondial s'élève donc à 108,3 millions.
Le Royaume-Uni affiche environ 5,8 millions, le Mexique 5,6 millions, la France 2,6 millions, l'Australie 2,6 millions et l'Allemagne 2,5 millions.
Ce premier week-end ne suffit évidemment pas à déterminer la rentabilité finale ou la longévité du film. Il offre en revanche à Sony et Constantin Film un niveau de départ que Resident Evil n'avait encore jamais connu au cinéma.
Une franchise ancienne vient de trouver son plus gros lancement avec une histoire neuve
Commercialement, le détail le plus intéressant est peut-être là. Le film ne repose pas sur une reproduction directe d'un épisode Capcom ni sur le retour des héros historiques de la licence.
Austin Abrams incarne un nouveau personnage, Bryan, dans un récit conçu par Cregger et Shay Hatten. Le nom Resident Evil fournit le cadre et la reconnaissance ; le scénario prend une autre route.
Le premier week-end ne dit pas encore jusqu'où cette route ira. Il dit déjà combien de personnes ont accepté de la prendre : assez pour effacer, en trois jours, tous les précédents records d'ouverture de la série.