Le prochain Resident Evil arrive le 18 septembre aux États-Unis, et les premières données de suivi lui donnent environ 35 millions de dollars sur son premier week-end nord-américain. Ce serait déjà le meilleur démarrage de l’histoire de la série de films.

Le record appartient depuis seize ans à Resident Evil: Afterlife. Le quatrième film de la période Milla Jovovich avait ouvert à environ 26,6 millions de dollars en 2010.

À 35 millions, le nouveau venu ne le dépasserait donc pas de justesse.

Les premières préventes compliquent déjà la projection

Le suivi initial reste une estimation, pas un résultat. Et Resident Evil offre déjà un bon rappel de la volatilité de ce genre de chiffres deux semaines avant une sortie.

Les premières ventes de billets ont été décrites comme suffisamment fortes pour envisager un démarrage sensiblement supérieur au scénario à 35 millions. Deadline évoquait une marge de progression pouvant pousser le film vers 50 millions si cette dynamique se maintient.

Boxoffice Pro était auparavant plus prudent avec une fourchette de 30 à 40 millions. Dans les deux cas, le point de référence reste le même : le record de la franchise est à portée.

Zach Cregger ne refait pas Resident Evil 2

Le plus curieux est que Sony pourrait obtenir ce record avec une adaptation qui refuse précisément la solution la plus évidente. Pas de Leon Kennedy comme protagoniste, pas de Claire Redfield, pas de reproduction scène par scène d’un jeu existant.

Austin Abrams incarne Bryan, un coursier médical ordinaire qui se retrouve pris dans une nuit d’épidémie à Raccoon City. Zach Cregger décrit le film comme une histoire originale située dans l’univers des jeux et construite autour d’un trajet de point A à point B.

Le réalisateur assume avoir pris des libertés avec la chronologie. Son Raccoon City existe en 2026 et sous la neige, même si l’histoire emprunte très directement l’atmosphère et certains principes de Resident Evil 2.

Les mécaniques des jeux passent malgré tout au cinéma

Cregger insiste surtout sur ce qu’il considère comme l’identité de Resident Evil : la survie avec très peu de ressources. Le film doit permettre au spectateur de suivre les munitions de Bryan, ses blessures et l’évolution progressive de son arsenal.

Le réalisateur a expliqué vouloir retrouver cette sensation où chaque balle ratée pose un problème. Bryan commence avec peu de moyens, puis accède progressivement à des armes plus puissantes au fil de son déplacement à travers différents environnements.

Des objets de soin directement inspirés des jeux ont également été intégrés au film. Cregger cite notamment Resident Evil 4 parmi ses références les plus importantes.

Une franchise cinéma qui cherche encore son nouveau visage

Resident Evil a déjà connu plusieurs vies au cinéma. La série portée par Milla Jovovich et Paul W.S. Anderson a accumulé six films avant de s’achever avec The Final Chapter. Welcome to Raccoon City a ensuite tenté un reboot en 2021 avec une approche beaucoup plus directement inspirée des premiers jeux.

Cregger repart encore autrement : un protagoniste neuf, une histoire parallèle et la promesse de conserver les règles du survival horror plutôt que son casting historique.

Austin Abrams est accompagné de Paul Walter Hauser, Zach Cherry, Kali Reis et Johnno Wilson. Columbia Pictures et Constantin Film produisent le projet.

La sortie française est fixée au 16 septembre, deux jours avant les États-Unis. Le record, lui, ne pourra être confirmé qu’une fois les vrais billets comptés.