Le chiffre raconte surtout l'écart entre les attentes et ce qui est en train de se passer. Plus tôt dans la semaine, Resident Evil était encore attendu autour de 40 millions de dollars pour son démarrage américain. Après les premières séances, les prévisions ont été révisées au-delà de 50 millions.

C'est beaucoup pour cette franchise. Le cinéma Resident Evil a déjà généré plusieurs centaines de millions de dollars sur différentes générations de films, mais ses ouvertures américaines sont traditionnellement restées modestes. Afterlife détient depuis 2010 le record avec 26,6 millions.

Zach Cregger change l'équation commerciale

Le nom du réalisateur compte forcément dans la nouvelle configuration. Après Barbarian puis Weapons, Zach Cregger arrive sur Resident Evil avec un statut très différent de celui d'un simple réalisateur recruté pour administrer une licence existante.

Sony et Constantin Film lui ont surtout laissé prendre une direction qui n'avait rien d'évident commercialement : créer Bryan, le personnage d'Austin Abrams, plutôt que remettre immédiatement Leon Kennedy, Claire Redfield ou Jill Valentine sur l'affiche.

Le film garde Raccoon City et l'univers d'Umbrella, mais construit son propre trajet. C'est une manière assez propre de profiter d'une marque immense sans transformer le film en catalogue de références. Les premiers chiffres suggèrent au minimum que l'absence des héros historiques n'a pas bloqué le démarrage.

Le bouche-à-oreille arrive au bon moment

Les critiques publiées avant la sortie ont été nettement plus favorables que celles habituellement associées aux précédentes adaptations de Resident Evil. Les premiers indicateurs de réception du public américain ont également été solides après les previews.

Il serait prématuré d'en déduire la trajectoire complète du film. Une bonne soirée de previews ne garantit ni les semaines suivantes ni le résultat international. Elle change en revanche le point de départ.

En France, 48 059 entrées dès la première journée

La tendance ne se limite pas aux États-Unis. Pour sa première journée française, le film a enregistré 48 059 entrées et s'est installé devant les autres nouveautés de la semaine.

Le prochain chiffre important sera celui du week-end américain complet. Si les estimations actuelles tiennent, Resident Evil ne se contentera pas de battre le record de la franchise : il le fera avec une marge que peu de prévisions envisageaient encore quelques jours avant la sortie.