Le point de départ tient en quelques lignes. Bryan, coursier médical incarné par Austin Abrams, doit effectuer une livraison. Une épidémie éclate. Raccoon City s'effondre autour de lui.

Sony présente officiellement le film comme une nouvelle histoire dans l'univers Resident Evil. Cregger et Shay Hatten en ont écrit le scénario, avec Zach Cherry, Kali Reis et Paul Walter Hauser autour d'Abrams.

Une histoire parallèle plutôt qu'un nouveau remake

Cregger place mentalement son film pendant la nuit de Resident Evil 2 sans faire de Bryan un participant caché aux aventures de Leon ou Claire. Le commissariat peut être en plein chaos au même moment ; la caméra reste ailleurs.

Cette distance lui évite surtout de rejouer des scènes connues. Après la série menée par Milla Jovovich puis Welcome to Raccoon City, le cinéma Resident Evil repart encore de zéro, mais sans prétendre que les jeux n'existent pas.

Le montage doit donner l'impression d'un niveau qui ne s'arrête jamais

Cregger décrit le film comme une succession de morceaux de bravoure dont le danger augmente en permanence. Les événements démarrent très tôt et Bryan traverse plusieurs lieux, notamment des égouts et un hôpital, avant de s'enfoncer davantage dans la ville.

Cette construction change la nature de l'adaptation. Au lieu de chercher à condenser une intrigue de jeu en scénario de cinéma, le réalisateur transpose une sensation de progression : atteindre une pièce, comprendre sa menace, en sortir et découvrir que la suivante est pire.

Le héros aide beaucoup. Austin Abrams n'est pas filmé comme une machine de guerre. Bryan manque d'expérience, gâche des occasions et survit avec ce qu'il trouve.

La mise en scène rend les ressources visibles

Le film conserve même la gestion de ressources, notion assez ingrate à traduire au cinéma. Le nombre de munitions, la montée en puissance des armes et l'état physique de Bryan doivent rester perceptibles.

Des passages à la première personne et des signes inspirés de l'interface des jeux complètent cette idée. Cregger ne cherche donc pas seulement des objets reconnaissables à poser dans le décor ; certaines conventions vidéoludiques deviennent des outils de mise en scène.

Les zombies ne sont pas les vraies vedettes

Cregger a prévenu que Resident Evil contient relativement peu de scènes centrées sur des zombies traditionnels. Il préfère jouer avec les mutations rendues possibles par le T-virus et varier les créatures d'un passage à l'autre.

Le premier extrait complet diffusé le 3 septembre donne une idée du ton. Bryan se retrouve dans une rue entourée d'infectés postés sur les bâtiments. Les corps commencent ensuite à tomber autour de lui avec une violence particulièrement graphique.

Le classement américain R mentionne explicitement la violence sanglante et le gore. Le réalisateur de Weapons affirme avoir poussé la brutalité plus loin que dans ses précédents films.

La France le verra deux jours avant les États-Unis

Metropolitan Filmexport programme Resident Evil dans les salles françaises le 16 septembre. Sony fixe sa sortie américaine au 18 septembre, avec des séances IMAX.

Pour une franchise cinématographique qui a déjà essayé l'action futuriste, le reboot fidèle et la série télévisée, cette version choisit finalement quelque chose d'assez simple : suivre un homme, ne presque jamais le lâcher et faire empirer sa nuit pendant environ une heure et demie.